Entre le CATS, les attestations A1/A3 et A2 et les différents scénarios de vol, il peut être difficile de savoir quelle qualification est réellement nécessaire pour piloter un drone en 2026. Le bon choix dépend d’abord de la catégorie d’opération, de la classe et de la masse du drone, ainsi que de l’environnement de vol.
Le CATS et la catégorie Spécifique
Le CATS est l’examen théorique destiné aux opérations relevant de la catégorie Spécifique dans le cadre européen. Il s’adresse notamment aux télépilotes qui interviennent dans des opérations ne pouvant pas être réalisées dans les limites de la catégorie Ouverte.
Le CATS ne remplace pas automatiquement les attestations nécessaires pour voler en catégorie Ouverte et ne constitue pas, à lui seul, une autorisation de vol. Selon l’opération envisagée, il peut être nécessaire de respecter une déclaration, une autorisation ou un scénario applicable, ainsi que de justifier les compétences pratiques demandées.
A1/A3 et A2 pour voler en catégorie Ouverte
Les attestations A1/A3 et A2 répondent aux exigences propres à la catégorie Ouverte. La qualification nécessaire dépend notamment du drone utilisé, de sa classe, de sa masse et des conditions de l’opération.
L’attestation A1/A3
L’attestation A1/A3 correspond à la formation et à l’examen théorique de base pour les opérations relevant des sous-catégories A1 et A3. Elle permet de vérifier que le télépilote connaît les règles essentielles applicables au vol en catégorie Ouverte.
La sous-catégorie A1 concerne les opérations avec certaines classes de drones et impose des restrictions particulières à proximité des personnes. La sous-catégorie A3 prévoit un éloignement plus important des personnes et des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou récréatives. Il faut donc vérifier que le drone et le lieu de vol correspondent bien aux conditions de la sous-catégorie choisie.
L’attestation A2
L’attestation A2 est destinée aux opérations réalisées avec un drone adapté à cette sous-catégorie, notamment lorsqu’il est nécessaire de voler plus près des personnes que ne le permet la sous-catégorie A3. Elle suppose généralement d’avoir acquis les connaissances théoriques de base, de réussir l’examen A2 et d’effectuer l’autoformation pratique prévue par la réglementation.
L’attestation A2 ne permet pas de survoler librement les personnes et ne supprime pas les autres règles applicables. Les distances, les limitations du drone et les conditions de sécurité doivent toujours être respectées.
Des qualifications complémentaires
Un télépilote professionnel peut donc avoir besoin de plusieurs qualifications selon les missions qu’il réalise. Le CATS peut être pertinent pour certaines opérations en catégorie Spécifique, tandis que les attestations A1/A3 et A2 concernent la catégorie Ouverte. Ces qualifications ne remplacent pas les démarches ou vérifications éventuellement nécessaires pour l’exploitant et pour le site de vol.
Avant de choisir une formation, il est important d’identifier :
- la catégorie d’opération envisagée : Ouverte ou Spécifique ;
- la sous-catégorie et, le cas échéant, le scénario applicable ;
- la classe, la masse et les caractéristiques du drone ;
- la proximité des personnes et le type de zone survolée ;
- les éventuelles formalités ou autorisations liées au lieu et à la mission.
Quelle formation choisir en 2026 ?
Pour une activité limitée à la catégorie Ouverte, l’attestation A1/A3 constitue généralement le point de départ. L’attestation A2 peut être nécessaire lorsque les conditions de la mission relèvent de cette sous-catégorie. Pour une opération en catégorie Spécifique, le CATS peut faire partie du parcours de compétence, mais il faut également vérifier les exigences propres à l’opération concernée.
Les règles européennes et les procédures nationales pouvant évoluer, il est recommandé de vérifier les exigences à jour auprès de l’autorité compétente avant l’inscription à une formation ou la réalisation d’une mission.